jeudi 3 mai 2018

PREMIERES DAMES de Robert SCHNEIDER



Yvonne de Gaulle, Claude Pompidou,  Anne-Aymone Giscard d’Estaing,  Danielle Mitterrand, Bernadette Chirac,  Cecilia Sarkozy, Carla Bruni-Sarkozy, Valérie Trierweiler,  Julie Gayet,  Brigitte Macron, dix femmes qui ont été de près ou de loin celles qu’on appelle généralement  les “premières dames” même si la formule fait aujourd’hui polémique.  Robert Schneider qui fut en son temps directeur du service politique de l’Express  nous propose un parcours à la fois chronologique, politique et intime de ce qui n'est ni vraiment une fonction ni vraiment un titre.
   On dit que ce rôle appartient désormais au passé, autrefois taillé sur mesure pour des filles de la bourgeoisie et de l’aristocratie catholique et conservatrice, formatées pour être épouses, mères de famille, maitresses de maison. D’Yvonne de Gaulle à Bernadette Chirac, les épouses de présidents étaient unies à leur homme pour le meilleur et pour le pire.  En ce temps-là, le divorce présidentiel n’était pas concevable. Depuis les temps ont changé et les vieux cadres ont explosé. Les premières dames ont eu désormais une vie avant leur mari et elles continuent à en avoir une durant les mandats de leurs époux. Valérie Trierweiler était journaliste et elle pensait pouvoir réinventer le rôle. Ne pas renoncer à son identité, exercer son métier, tout en s’installant à l’Elysée avec bureau et collaborateurs.  Victime de son comportement erratique, elle a précipité sa perte, donnant raison à Cécilia : le rôle n’est pas réformable. 
   Robert Schneider pose clairement la question : quelle femme d’aujourd’hui accepterait d’être la Première dame d’hier ?  
   Claude Pompidou appelait l’Elysée “la maison du malheur” et pourtant dès son arrivée au coeur du premier palais de la République  Brigitte Macron a semblé s’y épanouir.  On ne sait pas encore si elle conjurera  le mauvais sort , la malveillance et la haine liés à sa fonction mais elle aura au moins donner l’impression d’un bonheur partagé  dans les premiers mois de fonction de son époux alors même que toutes autres ont affirmé avoir été malheureuses durant leur passage à l’Elysée.  L’ouvrage de Robert Schneider a le mérite de souligner les évolutions qui ont transformé  la fonction de “ Première dame” depuis  60 ans.  Un livre sociologiquement  éclairant qui en dit beaucoup sur l’évolution des mentalités françaises.















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