Yvonne de Gaulle, Claude Pompidou,
Anne-Aymone Giscard d’Estaing,
Danielle Mitterrand, Bernadette Chirac, Cecilia Sarkozy, Carla Bruni-Sarkozy, Valérie
Trierweiler, Julie Gayet, Brigitte Macron, dix femmes qui ont été de
près ou de loin celles qu’on appelle généralement les “premières dames” même si la formule fait
aujourd’hui polémique. Robert Schneider
qui fut en son temps directeur du service politique de l’Express nous propose un
parcours à la fois chronologique, politique et intime de ce qui n'est ni vraiment une fonction ni vraiment un titre.
On dit que ce rôle appartient désormais au passé, autrefois taillé sur
mesure pour des filles de la bourgeoisie et de l’aristocratie catholique et
conservatrice, formatées pour être épouses, mères de famille, maitresses de
maison. D’Yvonne de Gaulle à Bernadette Chirac, les épouses de présidents
étaient unies à leur homme pour le meilleur et pour le pire. En ce temps-là, le divorce présidentiel
n’était pas concevable. Depuis les temps ont changé et les vieux cadres ont
explosé. Les premières dames ont eu désormais une vie avant leur mari et elles
continuent à en avoir une durant les mandats de leurs époux. Valérie
Trierweiler était journaliste et elle pensait pouvoir réinventer le rôle. Ne
pas renoncer à son identité, exercer son métier, tout en s’installant à
l’Elysée avec bureau et collaborateurs.
Victime de son comportement erratique, elle a précipité sa perte,
donnant raison à Cécilia : le rôle n’est pas réformable.
Robert Schneider pose clairement la question : quelle femme
d’aujourd’hui accepterait d’être la Première dame d’hier ?
Claude Pompidou appelait l’Elysée “la maison du malheur” et pourtant dès
son arrivée au coeur du premier palais de la République Brigitte Macron a semblé s’y épanouir. On ne sait pas encore si elle conjurera le mauvais sort , la malveillance et la haine
liés à sa fonction mais elle aura au moins donner l’impression d’un bonheur
partagé dans les premiers mois de
fonction de son époux alors même que toutes autres ont affirmé avoir été
malheureuses durant leur passage à l’Elysée.
L’ouvrage de Robert Schneider a le mérite de souligner les évolutions
qui ont transformé la fonction de “
Première dame” depuis 60 ans. Un livre sociologiquement éclairant qui en dit beaucoup sur l’évolution
des mentalités françaises.


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